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Nom du blog :
trannyth
Description du blog :
Quelques échantillons de ma créativité et de ce qui m'inspire!
Catégorie :
Blog Journal intime
Date de création :
23.07.2006
Dernière mise à jour :
25.07.2006

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La lettre

La lettre

Publié le 25/07/2006 à 12:00 par trannyth
La lettre
Cher Tristan,

J'ai mis beaucoup de temps à me décider si je devais t'écrire cette lettre ou on, ou plutôt si je devais te l'envoyer... Il y a tant de brouillons chiffonnés et cachés dans mes tiroirs, de ces mots que j'ai voulu te dire; mais aujourd'hui tout est différent, je me sens à la fois vide et pleine d'amertume.

Pour que tu comprennes ces sentiments, il faut d'abord que je t'explique comment tout à commencé.
Il y a quelques mois, en novembre, j'ai vécu une période difficile, j'étais en conflit presque permanent avec mes parents. A des moments calmes et détendus, durant lesquels nous avions l'impression d'être à nouveau une famille unie, succédaient des accès de fureur et des crises de larmes; pourtant, au fond de moi, je savais que nous ne pouvions pas échapper à ces tensions, nous étions bien trop différents. Je me disais: c'est normal qu'ils s'énervent quand je leur dis que je ne crois pas en l'existence d'un dieu, puisque toute leur vie est basée sur la foi. Ceendant, il leur arrivait de temps en temps de me réconforter en me disant que j'avais le droit de croire ce que je voulais, que l'important était que je me sente bien; mais le jour d'après, tout pouvait recommencer avec autant d'ardeur que la première fois. J'étais complétement à bout, pourtant je ne laissais rien paraître face à mon entourage, même à toi, je n'ai rien dit; j'ai tout gardé à l'intérieur de moi, ce qui se passait à la maison ne regardait personne. Je me voyais dans une situation sans issue, enfin presque, il y en avait une : la fuite.
Je voulais revivre, être libérée du fardeau que je portais sur mes épaules, c'est pourquoi j'ai choisi cette solution. J'ai rassemblé mes affaires et tout l'rgent que j'avais pu mettre de côté, et je leur ai écrit une lettre :

"J'espère que nous ne nous reverrons jamais, j'espère que tous les jours vous regretterez ce qui s'est passé.
Pour que vous sachiez l'effet que ça fait d'être en enfer, pour que vous sachiez l'effet que ça fait de crier pour trouver le repos..."

Pourtant je ne voulais pas paritr sans avoir vu leur réaction; j'ai donc déposé la lettre devant la porte et je me suis cachée afin de pouvoir les entendre. A toi je peux le dire, leur attitude m'a fendu le coeur :
"Qu'elle parte, si c'est ce qu'elle veut!"

Ils me rejetaient, cette fois je n'avais vraiment plus aucune raison d rester; je suis parite. Je suis montée dans un train, je ne savais pas où il alait, je ne suis descendue qu'au terminus et j'ai cherché un endroit où passer la nuit dans cette ville inconnue. J'ai trouvé une petite chambre dans une vieille maison, j'y suis toujours.
Quand je suis parite, je croyais que j'allais commencerune nouvelle vie, mais, peu à peu, les remords se sont installés dans mon esprit. Il ne se passait plus une minute sans que je penses à eux, à la façon dont je les avais traités, je me demandais aussi si j'avais fait le bon choix en renonçant à une vie, pour ainsi sire normale, pour vivre une existence vide et sans lendemain. Aujourd'hui je dis : c'est mieux aainsi; mais je ne sais pas vraiment. Dans ma chambre, je répète tout haut: c'est mieux ainsi, et ces mots tremblent contre les murs, et s'y heurtent, mais je ne sais pas vraiment, comment pourrais-je préférer le éant à la douceur? Eux qui ont tant chuchoté, doigts devant la bouche tant murmuré, tempêté, ne peuvent, ne veulent rien me donner.
Bien que je ne pense pas les revoir, j'aimerais tout de même savoir comment ils vont, s'ils ont changé; qui sait, peut-être qu'un jour je voudrai leur écrire, et que, comme dans le cas de cette lettre, il faudra de nombreux brouillons avant que les mots soient juste.

Peut-être que tu m'en veux de ne pas avoir donné signe de vie plus tôt, mais il fallait d'abord que je mette un peu d'ordre dans mes pensées, qui sont d'ailleurs toujours assez confuses.
Je voudrais te remercier d'être la seule personne en qui je puisse avoir confance, dont le souvenir me fait m'accrocher à la vie. Tu es le seul être pour qui j'existe encore, et je t'aime autant qu'il est possible d'aimer sur cette terre.

Carole

© Trannyth créé en avril 2006



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